La technologie, le nouveau moteur de l'insertion sociale

La technologie, nouveau moteur de l’insertion sociale

deep-learning

En France, le chômage chez les jeunes  s’élève à 627 milliers soit 23.3% des actifs entre 15 et 24 ans. Ce public est le plus touché par ce phénomène de société. Mais lorsque l’on s’intéresse aux jeunes, on constate qu’ils sont très branchés technologie. En effet l’accès à internet est possible pour 92% d’entre eux et se fait de manière ludique et régulière pour 75% des moins de 25 ans. Ces aspects sont-ils liés ?

En 1990, Internet se présente comme accessible au grand public. De nos jours, il a acquis une place fondamentale au sein de nos vies et représente un marché en éternel renouvellement. Le marché de l’emploi propose donc un panel de métiers en lien avec ces technologies. On cherche enfin à favoriser l’insertion sociale pour que chacun trouve son équilibre, sa place dans le système. Mais le fait d’accéder, même si le but premier est ludique, à tous les contenus du web, offre aux jeunes des connaissances différentes et une formation commune sur cet univers qui les intéresse, si bien qu’il est difficile de ne pas s’y perdre.

C’est ainsi que se pose notre problématique : la technologie favorise-t-elle l’équilibre personnel de la jeunesse dans la société ?

Car si la technologie est pleine de promesses, elle a aussi ses limites, et peut-être même parfois responsable de la transformation des modes de vie des jeunes.  Nous nous pencherons alors dans un premier temps sur l’équilibre personnel, et comment un jeune peut l’atteindre. Ensuite, nous verrons les promesses et limites de la technologie, pour enfin, à travers l’étude d'articles, comprendre comment les politiques publiques et les entreprises s'associent pour offrir des opportunités d'insertion sociale aux jeunes.

Evidemment, pour parfaire notre enquête, nous chercherons des articles de presses qui documentent le sujet.

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15 mai 2018

Quand mode et technologie se rencontrent

Maryam GOORMAGHTIGH à la réalisation et Sidonie GARNIER à l’écriture ont enquêté sur les avancées en matière de mode et de technologie à travers le mode. De Boston à Nancy, on découvre des inovations tanto surprennantes, tanto effrayantes. Diffusée en 2017 sur ARTE, la série documentaire  Fashion Geek compte 10 épisodes , avec pour producteur a-Bahn Tarantula. Nous nous sommes focalisées sur deux épisodes en particulier : Tatouage Connecté et La Course à la Data.

Sommaire des épisodes :

1-      Broder la lumière

2-      Tatoutage connecté

3-      Silhouettes virtuelles

4-      Bio-inspiration

5-      Hackers de textiles

6-      Robes idisciplinées

7-      La course à la data

8-      Bactéries designers

9-      Cuir d’ADN

10-   Mode augmentée

 

Tatouage connecté

 

A Boston, Cindy Hsin-Liu Kao, chercheuse au MIT, expose son innovation. Il s’agit de tatouages métalliques qui, avec leurs puces connectées et le circuit en métal qui les composent , rendent notre peau apte à devenir un pavé tactile, ou un reflet artistique de nos sentiments. Enfi n, le tatouage peut stoker diverses informations.

Ceux-ci promettent de rester abordables car composéers de matériaux peu nobles. Chacun pourra ainsi avoir son tatouage personnalisé.

Cependant, se pose un problème d’éthique : quand notre peau devient elle aussi un moyen de partager nos informations personnelles, quelle place laisser à la vie privée ?

La course à la data

 

                A Nancy, Karim Oumnia, entrepreneur, créé la chaussure intelligente. Elle rechauffe les pieds, donne le poids, calcule les pulsations cardiaques, soit toutes les informations qui peuvent être nécessaires à s’assurer de sa bonne santé.  Si la chaussure capte une information anormale, elle prévient son utilisateur et lui suggère une visite chez son médecin, voir contacte directement celui-ci.

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14 mai 2018

Conclusion

Enfin, technologie et insertion sociale peuvent s'accorder. Il est vrai que de notre temps, la technologie nous entoure et qu'il est difficile de vivre sans. Elle permet la création de nouveaux emplois, l'amélioration de la médecine notamment et entretenir les relations avec nos proches. Cependant, elle peut être utilisée à de fins néfastes. En effet, nombreux sont les cas de cyber hacèlement, dépendance, ou accès à des contenus choquant. L'insertion sociale concorde avec la technologie dans les sens où elle permet de conserver des relations sociales, d'accéder à l'information comme à l'emploi mais il faut prévoir une éducation propre à ce milieu surtout pour les jeunes qui sont les premiers concernés.

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06 mai 2018

Un robot, meilleur chirurgien que l'homme ?

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Un robot a été créé en 2000 aux États-Unis, le robot Da Vinci. Cette machine est issue d'un projet entre la NASA et l'armée américaine dans les années 80 afin de pouvoir soigner à distance les soldats blessés sur le champs de bataille. Cette idée a été cependant refusée par les militaires mais les concepteurs ont pensé que cette invention pourrait être adaptée pour la médecine.

Ce robot est équipé de 4 bras mécaniques, dont 2 qui seront les instruments qui opéreront, dirigés par un chirurgien, et 2 autres qui seront les caméras afin de guider le chirurgien dans ses manipulations. Ces caméras sont en 3D ce qui permet une meilleure vision.

D'après une vidéo explicative sur cette machine au CHU, centre hospitalier universitaire, de Poitiers, pour commencer, les chirurgiens étaient plutôt sceptiques à l'idée d'utiliser un robot pour opérer mais au vu des résultats chirurgicaux et sur les patients, les chirurgiens sont devenus enthousiastes à cette utilisation.

En effet, sur les patients la douleur est moins forte, ils se rétablissent donc plus rapidement et restent moins longtemps à l'hôpital après l'opération. Ensuite, la cicatrice qui pouvait faire plusieurs centimètres de long pour de grosses opérations, se transforme en 4 « petits trous » et est donc beaucoup moins visible.

De plus, les chirurgiens vantent la facilité à manipuler l'engin, la légèreté des mouvements par rapport à la force et au poids des bras et la précision des instruments. Le seul défaut qui en est sorti est que les chirurgiens ne ressentent pas la force qu'ils peuvent exercer lorsqu'ils recousent un patient par exemple. Mais, à force de s'entraîner, ils prennent de plus en plus l'habitude et savent comment et quelle puissance fournir.

Le robot Da Vinci est recommandé par les médecins qui l'utilisent car la chirurgie est plus facile avec celui-ci et les erreurs sont moins fréquentes.

De plus en plus d'hôpitaux se munissent de cet outil mais elle a cependant un coût élevé qui empêchent de pratiquer beaucoup d’opérations et d'en posséder plusieurs exemplaires. En effet, le robot Da Vinci coûte 2 millions d'euros et doit avoir un entretien chaque année avec un coût de 10% de son prix de base. Il faut rajouter à cela que les outils qui servent à opérer ne sont utilisables que 10 fois, il faut donc en racheter d'autres pour les opérations à venir. Ces outils sont aussi chers, 1000 euros pour chaque instrument.

 D'après la vidéo, le CHU pratique une opération par jour avec le robot Da Vinci et espèrent pouvoir doubler ce chiffre.

 

Source : France 3 Poitou-Charentes, Enquêtes de région - "Da Vinci" le robot chirurgien, CHU de Poitiers, année 2016, durée 9:40 min, vidéo extrait de l'émission « Enquête de région » https://www.youtube.com/watch?v=ekX829ets5A 

Guillaume Paret, Le Point santé, www.lepoint.fr/sante/da-vinci-l-incroyable-robot-chirurgical-02-12-2017-2176736_40.php,

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04 mai 2018

Conversations limitées, menaces multipliées

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Le livre Vibrations de Raphaële Frier, publié en 2014, raconte l'histoire d'une lycéenne qui est amoureuse d'un garçon mais dont toute leur «histoire» est basée sur des conversations téléphoniques , sans contact réel en face, ni conversations physiques ou échanges. Ils se contentent simplement d'un « Salut ça va ? Oui et toi ?»

Ici il est montré que les relations sont de plus en plus virtuelles et que le face à face a perdu de son importance.

Elle apprend par la suite que le garçon dont elle est amoureuse a humilié et violenté un de ces amis tout en le filmant avec son téléphone puis l'a menacé de faire tourner cette vidéo sur internet si cet ami continuait de s'approcher d'elle. Par peur de ce qu'il peut lui arriver cet ami n'en parla à personne.

Ici on peut constater l'importance qu'a pris internet et les réseaux sur nos vies, et celles des jeunes en particulier car ce sont eux les plus actifs sur internet. Une vidéo comme celle-ci peut compromettre la réputation de la personne lui faire perdre confiance en lui, confiance en les autres, et peut entraîner une perte totale de contrôle. De graves conséquences peuvent résulter d'une action pareille et peuvent créer un traumatisme.

Ce genre d'histoire s'est déjà produit un trop grand nombre de fois dans la réalité ce qui a pu amener au suicide de certaines personnes.

La technologie ici, est un élément négatif qui montre le désintérêt des relations réelles et toute l'importance qu'on accorde au virtuel. Elle représente donc un danger.

03 mai 2018

Des relations virtuelles, mais pas superficielles

Depuis environ 15 ans les réseaux sociaux ont été mis en place. De là se créé de nouvelles amitiés numériques ou un entretien des liens déjà existants. Ces outils ont bouleversé notre manière de concevoir et d'être en relations les uns avec les autres.
D'après l'agence indépendante d'étude des médias sociaux « We Are Social » 3milliards de personnes utilisent internet dont 2 milliards sont inscrits sur les réseaux sociaux en 2015, Facebook possédant à lui seul 1,393 milliards de personnes dont 28 millions en France.

Les réseaux prennent de plus en plus de place dans notre vie. En effet, selon l'Ifop, les français sont inscrits sur plus de 4 réseaux et se connectent le plus souvent possible où qu'ils soient afin de ne rater aucun événement.

 On peut alors se poser la question de l'isolement social dû à ces derniers et l'importance qu'on leur en accorde.

Une étude a alors été menée par National Geographic aux États-Unis, qui remarqua que les personnes qui communiquent le plus par internet sur leur lieu de travail sont celles qui communiquent le plus dans la vie réelle. Ainsi ces contacts virtuels n’empêchent en rien à ceux en face à face et tendent même à les compléter.

 D'autres études ont aussi constaté de pareils résultats et expliquent que même avec un nombre élevé d'amis sur Facebook ou autres réseaux, les utilisateurs communiquent avec les personnes dont ils sont les plus proches. Ces liens avec nos amis ou notre famille sont peut-être renforcés grâce à eux et à la fréquence des échanges.

 De plus, certaines plate-formes telles que Copains d'avant, utilisée principalement par des quadragénaires, ont permis à de nombreuses relations perdues de renouer contact. Pour le trentenaires, ils ont été dans l'esprit des réseaux sociaux depuis leur adolescence, ils sont donc presque nés dedans et de ce fait entretiennent toujours plus ou moins des relations avec leurs amis et les perdent moins de vue que pour les générations précédentes.

La technologie, nouvelle arme pour le harcèlement ?

 

 

 

 

 

 

 

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Après les aspects positifs qu'a la technologie, il est temps de montrer le visage noir de celle-ci. Le cyberharcèlement est un des éléments les plus nocifs et nuisibles que les individus peuvent recevoir.

 

On parle de cyberharcèlement lorsque le harcèlement entre élèves se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires et se fait par voie électronique c'est à dire par téléphone, réseaux sociaux etc. C'est un acte agressif et intentionnel provoqué par un individu ou plus souvent connu par un groupe d'individus qui vise, de façon répétée et régulière, à persécuter un autre individu, qui a du mal à se défendre par ses propres moyens, pour diverses raisons (le poids, la nationalité, l'orientation sexuelle, une malformation, une différence physique ou mentale etc...).

Le cyberharcèlement peu toucher un plus large public que le harcèlement physique et il est très compliquer d'en reprendre le contrôle. Du fait que ce harcèlement continue après l'école, l'individu persécuté ne trouve pas de répit, il est sans cesse et partout harcelé.

 

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Cyber+harcèlement

 

 

De plus, il arrive parfois que la victime ne sache pas qui se trouve derrière ces agressions car il peut porter un pseudo. Ainsi, cela peut augmenter l'angoisse chez la victime.

 

 

 

 

 

Le cyberharcèlement peut apparaître sous différentes formes comme des intimidations, des insultes ou menaces en ligne, la propagation de rumeurs, la création d'un groupe de discussion sur un réseau social au sujet de l'élève persécuté, la publication de photos ou vidéos qui peut nuire à la réputation de l'individu en question ou il peut même y avoir des montages photos/vidéos réalisés exprès pour nuire à celui-ci. Il y a aussi le sexting, qui est des images de jeunes de moins de 17 ans utilisées dans le cadre de la pornographie infantile.

 

Un autre genre de harcèlement moins connu, celui au niveau des relations amoureuses. Les jeunes vivent leurs premières histoires d'amour et certaines d'entre elles peuvent être basées sur la violence. Ils peuvent en avoir conscience mais par peur de perdre leur partenaire, choisissent de se taire. D'autres au contraire, n'ont pas conscience d'être dans une relation de violence.

 

Ces relations se traduisent par le contrôle de l'un des deux individus sur le comportement de l'autre, sa façon d'être ou dont il s'habille, il peut obliger sa partenaire à des relations sexuelles ou comportements sexuels non consenties. L'un des deux peut vouloir se venger en cas de rupture non désirée. Ici, l'individu montre sa domination, cela lui permet de manipuler son partenaire comme bon lui semble.

 

 ous ces éléments sont dangereux pour la personnes qui les reçoit car il peut y avoir des violences physiques en plus de ces violences morales. Cela engendre donc un impact négatif sur le bien être moral. En effet, la victime peut perdre toute confiance en elle et surtout lorsqu'elle est en présence de son/sa partenaire. La victime se préoccupera toujours de se qu'il va penser d'elle, elle aura peur de faire un faux pas, un mauvais choix qui puisse mettre son/sa partenaire en colère. De ce fait, elle adaptera ses comportements de façon à ce qu'ils n'énervent pas son/sa conjoint(e) et ne sera plus elle-même. Ces relations peuvent entraîner des disputes avec l'entourage de la victime qui tente de la mettre en garde ou l'incite à quitter leur partenaire. Ainsi, la victime peut se renfermer sur elle-même et se retrouver seule dans cette relation néfaste. Ce sont donc des relations dangereuses mais aussi destructrices.

 

 Avec quelques chiffres on peut constater les dégâts du cyberharcèlement : 40% des élèves prétendent avoir été victime d'une agression ou méchanceté en ligne. Le moyen le plus souvent ressorti est le téléphone, avec les textos, les appels etc..

 

 Afin de diminuer ce harcèlement, il existe des prévention. Notamment les parents et les enseignants peuvent prévenir sur les risques encourus sur internet et autres outils. Les parents ont la possibilité d'accompagner leurs enfants dans cette utilisation ou d'interdire l'accès à certains sites.

 

Il est important de pouvoir parler de ces problèmes avec les enfants et instaurer une relation de confiance avec eux. Il faut éduquer les enfants à l'utilisation d'internet et des téléphones d'autant plus que de nos jours, l'accès à ces outils est d'environ 9 ans.

 

Pour aider les victimes des moyens ont été mis en place : un numéro Net Ecoute (0800 200 000) et une association e-Enfance qui ont pour mission l'éducation des jeunes à une bonne pratique de lz technologie mais aussi pour aider les individus qui ont subit des agréssions.

 

Source : 

Les ados dans le cyberespace, prises de risque et cyberviolence. C. Blaya, 2013. De Boeck , Smith, P.K., Mahdavi, J., Carvalho, M., Fisher, S., Russel, S., & Tippett, N. (2008).Cyberbullying: Its nature and impact in secondary school pupils. Journal of Child, Psychology and Psychiatry, 49,p 376 , Ministère de l'éducation nationale, Non au harcèlement, https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire/faire-face-au-cyberharcelement/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

02 mai 2018

Les réseaux sociaux sont-ils en train de pousser les ados au suicide ?

Aux États-Unis, l'inversion de la courbe du suicide chez les jeunes inquiète de plus en plus les chercheurs. Un phénomène particulièrement saillant chez les filles.

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Une étude a été menée par des psychologues des universités de San Diego et de Floride tels que Jean M. Twenge, Thomas E. Joiner, Megan L. Rogers et Gabrielle N. Martin, sur la montée du suicide des jeunes entre 13 et 18 ans aux États-Unis depuis 2010 qui avait pourtant diminué depuis quelques décennies. Ils ont pu remarqué que ce phénomène était beaucoup plus présent chez les jeunes filles. En effet, le taux de suicide chez celles-ci a augmenté de 65% entre 2010 et 2015 et a été multiplié par deux depuis la fin des années 1990.

 Les psychologues ne trouvent pas d'explications concrètes mais pointent du doigt de probables coupables comme l'usage des écrans en général et des réseaux sociaux en particulier. Ainsi, d'après leurs calculs les adolescents branchés sur leurs smartphones plus de cinq heures par jour ont 66% de risque supplémentaire de souffrir de symptômes suicidaires que ceux qui ne consacrent qu'une heure quotidienne aux écrans.

 Il a été constaté que le taux de suicide et les symptômes dépressifs coïncident avec la haute fréquentation des réseaux sociaux amenant ainsi à 92% des adolescents américains qui possèdent un smartphone en 2015.

 Serait ce à cause d'un manque d'appartenance et un effet de pesanteur ?

Ces deux éléments pourraient être les déclencheurs des actes suicidaires. En effet, le fait de se sentir exclu, isolé ou coupé du monde engendrerai un sentiment de manque d'appartenance ou le fait d'avoir l'impression d'être un poids pour son entourage amènerai à développer de mauvaises pensées. Il est donc important de se sentir bien de sa peau, d'avoir des personnes sur qui on peut compter et ne pas prendre en compte ce qu'il se passe sur les réseaux sociaux, dans les profils de nos « amis » qui peuvent exprimer une certaine popularité et rendre le mal-être des autres.

Pourtant la consommation excessive des réseaux sociaux tend à favoriser ces deux facteurs.

Il faut donc limiter sa fréquentation sur ces plate-formes.

Cependant, même s'il est noté que chez les femmes les pensées suicidaires et les tentatives de suicides sont presque quatre fois nombreuses que chez les hommes, eux « réussissent » mieux leur suicident que les femmes.

D'après une étude publiée dans la revue médicale American Sociological Review, il est relevé aussi que les réseaux sociaux influenceraient le risque de suicide surtout chez les adolescents. En effet, ces réseaux mettraient en valeur la réussite des uns et des autres ce qui augmenterait la pression et le stress des jeunes qui ne parviennent pas à atteindre ses objectifs (qu'ils soient scolaires, sociaux etc..).

Une autre étude, menée par des chercheurs de l'université de Chicago et de Memphis aux États-Unis, a été réalisée sur 15 ans avec une communauté de banlieue de classe moyenne supérieure où 19 étudiants se sont donnés la mort.

Ce qui résulte de cette étude est que la pression est trop éprouvante pour les jeunes. Pour preuve, il est exercé une intense pression de réussite chez eux car ils doivent avoir un parcours académiques et de performances athlétiques exceptionnelles. Si tel ou tel exploit est exposé sur les réseaux sociaux par un étudiant alors qu'un autre peine à l'atteindre, il peut se sentir totalement découragé ou perdu à tel point qu'il peut avoir des pensées suicidaires. Les chercheurs ont aussi observé que les adolescents malheureux ne veulent pas demander à leurs parents de l'aide pour des problèmes de santé mentale. Les jeunes qui étaient vulnérables au suicide ne trouvent pas de soutien ni dans la communauté réelle ni sur les réseaux sociaux.

Cette étude met évidence l’inconvénient des liens sociaux qui sont pourtant très importants dans ce genre de situation.

 Les sociologues recommandent la création de programmes pour aider les jeunes à supporter les échecs et les contraintes scolaires.

D'autres solutions sont apportées pour prévenir le suicide comme la censure des réseaux sociaux, la dénonciation des contenus, la présence des services de prévention sur ces réseaux selon l'Inserm. Il faut aussi éduquer les jeunes à cette technologie.

Ensuite, diverses applications ont été mises en place comme le mapping qui est une sorte de compagnon virtuel, chargé d’accompagner, de renseigner et de rassurer les utilisateurs en souffrance ou encore StopBlues qui prévient au suicide, développée l'Unité mixte de recherche 1123, qui permet d'avoir accès de façon anonyme à des informations.

 

 

Source : Yohan Demeure, SciencePost, http//:sciencepost.fr/2017/11/les-utilisateurs-reseaux-sociaux-auraient-66-de-risques-plus-de-developper-symptomes-depressifs-pouvant-conduire-suicide/ ,  DestinationSante, LaDepêche, https://www.ladepeche.fr/article/2017/09/08/2641477-suicide-les-reseaux-sociaux-un-nouveau-facteur-de-risque.htmlPeggy Sastre, Slate, http://www.slate.fr/story/153873/reseaux-sociaux-adolescents-suicide,

 

 

Cela commence par un jeu et finit en dictature

 

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La Vague 

 

La Vague, Die Welle en allemand, est un film du réalisateur allemand Dennis Gansel sorti en 2009, tiré du roman de Todd Strasser publié en 1981. Ce film raconte l'histoire d'un professeur d'histoire et de sa classe qui étudient les régimes totalitaires et les dictatures, notamment celui qu'il y a eu en 1933 avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Tous sont convaincus qu'un pareil événement ne se reproduira jamais grâce aux mises en garde qu'ils ont reçus et au vu des conséquences qu'il y a eu.

Afin de leur montrer que ce n'est pas impossible qu'un tel système se remette en place le professeur décide de réaliser un tout nouvel exercice avec ses élèves.

 Celui-ci consiste à créer un groupe, une sorte de communauté au sein de la classe avec un leader, un chef qui sera le professeur et ses suiveurs qui seront les élèves. Le chef se fait appelé par « Monsieur Wenger » alors que les élèves l'appelaient par son prénom « Rainer » en temps normal. Le statut hiérarchique est ainsi posé avec cette appellation qui souligne bien l'effet supérieur du chef et inférieur des suiveurs.

Ensuite, un code vestimentaire est établi pour chacun des membres de la communauté, une chemise blanche et un jean. Cet « uniforme » représente l'appartenance à celle-ci. Comme pour tout groupe, il lui faut un nom. Un en particulier est sorti du lot, La Vague. Un logo est créé par un des élèves comme représentation du groupe ainsi qu'un blog. Des règles sont mises en place afin de la faire fonctionner au mieux ainsi qu'un salut.

C'est ainsi que la communauté de La Vague est née.

la vague

Avant sa création, on pouvait distinguer plusieurs groupes et genres dans la classe : un groupe de jeunes voyous qui embêtent les autres élèves, une fille plutôt réservée et timide lorsqu'il s'agit de parler devant une classe entière ou un groupe de personnes, un jeune couple, des sportifs, un élève, Tim, qui est plutôt mis de côté car il est dit « bizarre » et des intellos, comme les appellent les élèves.

Grâce à La Vague, tous ces élèves se sont rapprochés, soudés et s'entraident dans n'importe qu'elle situation. Les voyous ont cessé d'embêter les autres, la jeune fille timide a réussi à prendre confiance en elle et ose prendre des décisions et parler devant tout un groupe de personnes, les dis intellos, ne se font plus appeler ainsi, et l'élève mis de côté est intégré au sein du groupe comme un membre à part entière et tout aussi important. Dans celui-ci tous sont égaux et solidaires, il ne forme plus qu'un. Chaque personne arrive à trouver sa place et s'y sent bien. La Vague a un effet positif sur le mental de ces jeunes car certains ne se sentent plus différents ou bizarres, ou ont réussi à être eux-même, chose qui ne serait peut-être pas aussi bien passée sans cette nouvelle communauté. Tous sont intégrés et forme une sorte de famille.

Seules deux filles de la classe refusent d'y participer et quittent le cours, trouvant tout cela grotesque et ridicule dont une qui a son petit ami faisant parti de La Vague.

 Au fil des jours, La Vague s'agrandit et accueille de nouveaux membres, d'autres étudiants du lycée voulent en faire parti. Elle prend de plus en plus d'ampleur. Certains membres de La Vague taguent leur logo dans la ville, sur des murs, dans la gare, et même sur des bâtiments.

Le professeur ayant découvert cela leur ordonne de ne plus recommencer car il ne veut pas que son exercice créé ce genre de choses.

Mais il était trop tard.

 Tim, l'élève qui était mis de côté car les autres le trouvaient bizarre, prend cette communauté beaucoup trop au sérieux. Il demande à être le garde du corps du professeur alors qu'il n'en a absolument pas besoin mais comme il est son « chef », Tim pense que cela serait utile. Le professeur remarqua que La Vague prenait une place trop importante dans sa vie. Il ne parlait que de ça et ne vivait plus que par elle. Il en était de même pour les autres membres mais particulièrement pour Tim.

 Un soir, les membres se promenaient dans les rues de la ville et tombent sur un autre groupe. Ils viennent à se battre et Tim sort une arme qu'il s'est procuré sur internet. ( Ici on nous montre que via internet il est possible de se procurer des armes ou tout autre élément dangeureux). Tous les autres ont arrêté instantanément de se battre. Même ses alliés n'ont pas compris son geste, ils ont tous trouvé cela dangereux.

 Autre événement, le jeune couple vient à se disputer au sujet de la communauté dont elle ne veut pas intégrer. Au cours de la dispute le garçon, Marco, frappa sa petite amie. Un comportement pareil ne serait jamais arrivé si La Vague n'avait pas existé ni si elle n'avait pris une aussi grande importance.

 D'autres événements du même genre se produisirent. Les deux jeunes filles essaient de mettre en garde le professeur qui est à la base de tout cela. Le petit ami aussi raconta ce qu'il s'était passé pour lui démontrer que La Vague n'avait pas que des points positifs.

 Alors le professeur décida de mettre en scène une sorte d’exécution contre Marco qui s'était mis contre La Vague. Tous les membres étaient d'accord pour qu'il reçoivent son châtiment.

C'est à ce moment là que le professeur fit réaliser aux élèves qu'ils sont capables de n'importe quoi pour cette communauté et même jusqu'à blesser les autres. Il démontre par cet exemple que les régimes totalitaires et les dictatures peuvent très bien se reformer. Le professeur mit donc fin à La Vague.

Malheureusement, cette réponse ne plaît pas à Tim qui tire sur l'un de ses camarades et se donna la mort car pour lui, sans La Vague il n'est plus rien.

Ce film est donc un parfait exemple pour démontrer les bienfaits et méfaits d'une appartenance à un groupe. Il peut y avoir des points positifs au niveau individuel ; on peut réussir à se développer, à s'affirmer et cela permet de ne pas se sentir seul ou mis de côté, ou collectif ; en groupe on est plus fort on se soutient. Il peut y avoir une solidarité très forte qui est importante chez le développement des jeunes. Mais à l'inverse, un groupe peut amener à provoquer des disputes avec d'autres groupes ou à faire des choses qui auraient de graves conséquences. Le film dénonce aussi la folie comme celle de Tim qui prend la communauté beaucoup trop au sérieux. Cet élève n'ayant pas de famille ou de personne sur qui compter réellement sombre donc dans la folie et se suicide. Il faut donc être entouré de bonnes personnes qui nous aident, nous permettent de nous développer et avec qui on peut être nous-même.